Pour les amateurs de jeux d’action et d’horreur, la série des Resident Evil proposait déjà ses talents. Mais ce qui devait devenir le Resident Evil 4 a pris une toute autre direction afin de devenir en 2001 Devil May Cry. Dès lors, une nouvelle série à succès naquit.
Tous les deux ans (en 2003 et en 2005), les suites du premier opus sont sortis sous les noms de Devil May Cry 2 et Devil May Cry 3 Dante’s awaking. Un volet spécial inspiré de DMC3 a même vu le jour en 2006 sous le nom de DMC 3 Spécial Edition. Hormis cette dernière édition, on est dans la peau de Dante, le héros, qui est un genre de beau gosse née de l’union d’un démon et d’une humaine. En effet, son père, Sparda, est un chevalier-démon qui a combattu les siens afin de protéger l’humanité. Avec sa femme humaine, ils eurent deux enfants jumeaux : Dante et Virgil. Ces derniers ont par conséquent un goût prononcé pour le côté dark et les combats.
Le héros au manteau rouge, Dante, est d’ailleurs un chasseur de démon qui possède sa propre agence lucrative. Armé de l’épée de son père, la Rébellion, et de ses deux pistolets Ebony et Ivory ; chaque volet démarre à peu près comme cela : on vous invite de façon un peu violente et forcée à vous joindre au combat contre les ténèbres. Dans le premier opus, c’est Trish qui vous demande de sauver le monde de Mundus, souverain des ténèbres vaincu par Sparda. Dans le second, vous faites la rencontre de Lucia qui au départ vous « engage ». Ensuite, vous faites la connaissance de Matier (qui avait combattu aux cotés de Sparda) avant d’affronter un serviteur du seigneur du chaos.
Enfin, dans le troisième épisode, un duel entre les deux fils de Sparda est proposé mais également un combat contre Arkam qui souhaite récupérer les pouvoirs scellés du légendaire chevalier démoniaque et ouvrir les portes de l’enfer sur terre. De surcroît, le DMC 3 spécial propose aussi de jouer avec Virgil. Quant à Dante, on peut aussi le retrouver dans Shin Megami Tensei : Lucifer’s Call dans un rôle d’ennemi puis d’allié dans un second temps. De ce fait, Devil May Cry se démarque par de très nombreux atouts : sa vitesse d’action, l’ambiance sombre voire glauque de presque tous les éléments présents au sein même du jeu, l’alternance de l’utilisation des pistolets, des épées et des pouvoirs démoniaques en même temps, sans compter une trame scénaristique ténébreuse à souhait.
Avec toutes sortes d’armes allant du nunchaku de glace à trois branches jusqu’au bazooka, on combat des ennemis allant des araignées au seigneur des ténèbres en passant par des faucheurs et même un cerbère. Mais ce n’est pas tout, les quêtes ne sont pas de tout repose et il vous faudra faire preuve de patience afin de progresser dans les niveaux. En effet, nombre de mécanismes et d’objets-clefs sont au rendez-vous pour accroître le challenge ! Pour ne rien gâcher, la difficulté est généralement assez élevée, même en mode normal : la quantité d’ennemis dangereux à combattre est conséquente, sans compter qu’il faut généralement tous les battre avant de pouvoir continuer sa quête.
Concernant les boss, ils sont impressionnants, difficiles et long à abattre pour certains. De ce point de vue là, le concept n’a pas vraiment évolué. En effet, les combats restent longs et ardus, peut-être même un peu rébarbatifs pour ceux qui jouent pour la première fois. Il est cependant vrai qu’après un premier opus impressionnant, le second a eu du mal à s’aligner ; heureusement que le troisième volet a redonné vie à cette série qui battait de l’aile de par son second opus qui n’a pas complètement convaincu son publique. Il est vrai que Devil May Cry est unique dans son genre grâce à ses combats d’une vitesse impressionnante, à sa violence et à son ambiance ténébreuse. Les décors ne sont pas en reste et s’accorde parfaitement avec la trame scénaristique.
On peut dire que les producteurs (Kobayashi et Mikami) ainsi que le réalisateur (Kamiya) ont fait une prouesse technique tant sur le plan de la réalisation réussie, où sur l’aspect dramatique aigu dans chaque volet qui est ancré dans un univers sombre. Ils ont crée un cocktail pour le moins explosif, et on peut d’ores et déjà s’intéresser aux divers éléments choisis par les créateurs de la série, tant pour son aspect sombre et mythique que pour sa présence de sentiments.
Dès le premier jeu, on vous raconte la légende de Sparda datant d’il y a 2 000 ans… une légende qui porte son influence dans les trois volets d’ailleurs. Et si on analysait un peu le personnage ? Tout d’abord, c’est un démon : il est donc natifs des ténèbres et côtoie le mal qu’il représente par ailleurs. Mais la légende veut qu’il ait combattu d’autres démons et qu’il ait défait Mundus pour sauver l’humanité. Or s’il n’est pas étonnant que les habitants des ténèbres se battent entre eux, le but de Sparda était alors tout autre : protéger les humains à une époque où la terre était submergée par les ténèbres.
Il y aurait donc eu en ce chevalier-démon une once d’humanité, ou du moins une volonté forte de la protéger. Ce sentiment tient peut-être ses sources au sein d’une humaine. En effet, Sparda a eu deux enfants jumeaux avec une femme humaine dont on ne sait pas grand-chose, sinon son apparence puisque Trish a été crée en vue de lui ressembler. Qui plus est, Sparda lui avait remis la clé du monde des démons, clé qu’elle divisera en deux pendentifs pour en offrir une partie à chacun de ses enfants.
Selon Virgil dans DMC 3, Sparda se serait échoué dans un précipice des ténèbres après avoir scellé ses propres pouvoirs et ce monde avec son épée Force Edge. Ce sont ses enfants, Dante et Vigil, qui auront hérité de sa nature démoniaque. Mais ses pouvoirs seront quant même très prisés, notamment par Virgil lui-même et par Arkam. Pour ne rien gâcher, il laissera aux habitants de l’autre monde une soif de vengeance qu’ils devront tenter de rejetter sur sa progéniture.
Il faut dire que si leur père a agit de façon un peu orthodoxe, ses enfants n’en font pas moins (et comme dit le proverbe : tel père tel fils). Ils sont tous deux opposés en tout point ou presque : Dante s’habille en rouge, couleur symbole de l’héroïsme tandis que Virgil, lui, est vêtu de bleu (qui en est la couleur opposé). Des vêtements qui traduisent d’emblée des différences fondamentales séparant les deux jumeaux. Mais cela va un peu plus loin qu’à la couleur de leur veste ; Virgil est plutôt calme, connaissant son but : la recherche des pouvoirs de son père afin de devenir le plus fort.
A l’opposé, Dante est plutôt du genre à ne pas trop réfléchir, à foncer sur tout ce qui bouge et préférant faire la « fête » (dézinguer un maximum de démon lorsqu’il est embauché, sauter d’une tour plus haute que la tour Eiffel ou encore, surfer dans les airs avec un missile tiré par un ennemi) plutôt que de partir dans une quête de pouvoir qui ne l’intéresse pas. D’ailleurs, on peut remarquer que Dante est souvent entouré de femmes même si il n’a pas beaucoup de chance avec celles-ci, tandis que son frère est du genre solitaire, désintéressé.
La différence de ses deux protagonistes va jusqu’à leur armes : l’un se bat avec un katana alors que l’autre utilise la Rébellion (une épée de Sparda) et les deux pistolets Ebony et Ivory (c’est évidemment Dante). Il semblerait que Virgil n’aime pas beaucoup les armes à feu. A ce propos, lors du combat contre Arkam (DMC 3), le coup final est porté par les deux frères utilisant chacun un des pistolets et Virgil parle alors avec Dante : « Pour une fois je vais faire à ta manière », « Tu te souviens de ce qu’on disait ?», « Jackpot ! ».
Ils ne peuvent nier quelques points communs : tout deux possèdent chacun le sang de leur père (pas très étonnant à priori, non ?), un pendentif remis par leur mère mais aussi… la même coupe de cheveux ! On penserait le contraire à priori mais lors de leur duel sous la pluie la coiffure de Virgil ressemble à s’y méprendre à celle de Dante. Cela laisse penser que quelles que soient les apparences, ils restent au fond des frères ayant la même origine et ils ne peuvent nier leurs liens familiaux malgré leurs différents.
Bien que Dante soit plutôt laxiste et qu’il ne se pose pas trop de questions, celui-ci est souvent soumis à une introspection vis-à-vis de ses sentiments réels ou de sa responsabilité dans plusieurs domaines. Dans le premier épisode, il va en prendre conscience grâce à Trish, à travers laquelle il voyait sa mère, puisqu’en réalité elle était à la solde de Mundus (son créateur) et que son âme était emplie d’obscurité par la liaison à son maître. Il regrettera même de ne pas avoir pu lui offrir la lumière lorsqu’elle reçoit un coup mortel de Mundus.
Dans DMC 3, c’est Mary qui lui ouvre les yeux sur le fait de prendre la responsabilité des actes de ses parents. En effet, son père, Arkam, a sacrifié sa femme et massacré des innocents pour devenir un démon, puis récupérer la puissance scellée de Sparda afin de régner sur le monde. Pour Dante, le problème est similaire, quoique plus ardu : son père est considéré dans les ténèbres comme un traître, suscitant des intentions de vengeance à son encontre.
C’est pour cela que de nombreuses créatures (comme Beowulf ou encore Mundus) cherchent continuellement à se venger de Sparda, ou à défaut de son fils Dante. Il va jusqu’à avouer à Mary (qu’il appelle Lady) qu’au départ, éponger les actes de son père ne l’intéressait pas mais qu’elle lui a ouvert les yeux et appris le sens des responsabilités : Dante veut dès lors finir le travail de son père qui est d’endiguer les ténèbres.
La situation de Dante est assez spéciale : il a des origines provenant à la fois des démons (d’où son attrait au combat et sa résistance surhumaine) mais aussi de sa mère humaine. Ce qui fait qu’il est porté sur le combat tout aussi bien que sur le domaine sentimental. Le résultat est qu’il ne peut être accepté ni parmi les humains pour son coté maléfique, ni parmi les ténèbres pour son aspect humain. Malgré le fait qu’un démon puisse s’éveiller en lui, il est considéré comme humain de par son apparence lorsqu’il combat des monstres (comme Cerberus) ou de par son origine mixte.
De même, lorsque Mary explique à Dante que le fait de devoir s’occuper d’Arkam est une question de responsabilité et de sentiments irrationnels, elle lui dit froidement qu’un démon comme lui ne peut comprendre ce genre de sentiments. Or, Dante fait parti des mieux placé dans ce rôle : il ressent des sentiments vis-à-vis de sa mère défunte (notamment avec les apparitions de Trish et de Nelo Angelo dans le premier épisode de DMC) ; il n’est hélas accepté nul part (pas même par son frère Virgil qui est le dernier membre de sa famille) et il est obligé de supporter les répercutions de la « trahison » de son père lors de ses aventures.
Pourtant, il ne revendique rien : lorsque Mary lui fait par de son origine de démon ou que le Cerberus l’appelle « humain », Dante se contente de rester silencieux ou de parler d’autre chose. Il en est de même pour Virgil lorsque Arkam lui dit qu’il n’est pas parfait pour recevoir les pouvoirs de Sparda car c’est un « sang-mêlé » (un peu comme dans Harry Potter : c’est un thème qui reviens souvent dans toutes les sociétés et qui se traduit par la difficulté d’intégration). Cela dit, Virgil le lui rend bien lorsqu’il lui dit qu’étant humain, celui-ci ne peut accéder au pouvoir maximal. Il semble que cela n’ait pas grande influence sur Dante qui est tout le temps frivole, surplombé d’adrénaline, et qui se moque même de ses adversaires (il va jusqu’à appeler Cerberus « Médor »).
Plusieurs personnages dans DMC ont à l’origine une apparence humaine mais tendent par la suite à dévoiler une nature démoniaque, à commencer par Dante et Virgil, mais aussi Airus ou encore Arkam. Chacun d’entre eux a sa manière d’appréhender le mal en lui : Arkam est en perpétuelle recherche de la puissance de Sparda et il sera amener à faire de multiples sacrifices afin d’acquérir un pouvoir qui au final se révèlera être trop grand pour lui.
Concernant Airus, il tente également d’user des pouvoirs maléfiques et son implication dans les ténèbres va même amener notre héros à affronter son esprit. Quant à Virgil, il à plutôt l’air de maîtriser son penchant pour le mal puisque celui-ci agit dans le but de faire grandir sa part de mal grâce à la force de Sparda, il n’est donc pas en conflit contre cette part d’ombre latente contrairement à son frère. Dante, quant à lui, est constamment en désaccord avec cette « seconde moitié » nommé Doppelganger, même si au bord de la mort, son démon prend le dessus sur lui.
Néanmoins, celui-ci ne souhaite pas exploiter la force qui sommeille en lui : il est d’ailleurs obliger d’agoniser dans DMC 3 afin que son démon intérieur fasse surface. Dans ce même volet, il affrontera directement sa partie maléfique en lui disant « tu veux me poser des questions ? J’ai déjà la réponse ». Il lui faudra vaincre ses propres démons avant de pouvoir progresser et éviter de se faire submerger par le doute ou par le mal. C’est un sujet que l’on retrouve aussi dans Naruto avec Kyuubi qui est enfermé en lui ou encore dans Bleach avec son coté « hollow» qui croit de plus en plus, essayant même de surpasser son hôte.
Dans DMC, les femmes ont une place récurrente et centrale. Des le premier DMC, c’est Trish, créée spécialement par Mundus pour ressembler à la mère de Dante, qui invite ce dernier à se rendre sur l’île Mallet afin d’affronter Mundus. Dans le second épisode, il s’agit de Lucia qui est conçue par Airus pour côtoyer Dante. Dans le troisième et dernier volet, c’est Mary qui prend la vedette et qui va suivre la voie qu’elle s’est choisie : combattre le mal, plus particulièrement son père. Mais elles ont toutes une facette double : Trish est en réalité le révélateur de la présence d’amour et de sentiment de Dante vis-à-vis de sa mère. Lucia, créée par Airus, va pourtant se retourner contre son créateur avec l’aide de Dante. Enfin Mary qui semble avoir perdu toute notion de sentiment sinon la haine, la colère et la vengeance, sera hésitante lorsqu’il lui faudra achever son père pour la première fois.
Mais c’est sans compter que cette dernière réussira aussi à faire prendre conscience à Dante de ses responsabilités. Qui plus est, dans les deux premiers épisodes, se sont les femmes qui côtoient Dante pour l’inviter à la « fête ». Quant aux sentiments de Dante, c’est Mary qui se félicite d’avoir trouvé un démon capable de pleurer. En effet, la disparition de son frère qui a été capable d’avouer sa défaite et le fait qu’il rejoigne le monde des humains l’a touché plus profondément qu’on ne le pense d’où la petite larme versée par Dante (bien qu’il prétende que ce soit dû à la pluie).
A la vue de ces larmes qu’habituellement les démons ne pleurent pas, on peut comprendre d’où vient le nom du jeu mais aussi de l’agence de Dante. En effet dans DMC 1 et 3 (avec la seconde fin du jeu), la scène finale met la raison en évidence : Devil May Cry signifie « démon qui peut pleurer ». Cela souligne la part d’humanité de Dante par rapport aux autres démons (il fut effectivement troublé par Trish qui lui rappelait sa mère et versa des larmes lorsqu’il fut séparé de Virgil après leur dernier duel). Dans le DMC 1, la fin du jeu permet de voir que le nom de l’enseigne des bureaux de Dante avait changé : après que Trish lui ait rappelé qu’un démon ne peut pleurer, le nom s’est changé en Devil Never Cry (un démon ne pleure jamais). Cela dit, il est plus facile de découvrir ce secret dans le premier opus que dans le dernier compte tenu de sa difficulté et des conditions à respecter afin d’obtenir la seconde fin de DMC 3.
Les concepteurs des DMC n’ont pas lésiné afin d’afficher des références de mythes à tout va, tant pour les personnages, pour les créatures que pour les objets et les lieux. Dante par exemple, vient d’un poète italien du XIVème siècle, Dante Alighieri qui a écrit la « divine comédie » dont la première partie est « l’enfer » qu’il visite guidé par Virgil (d’où le nom choisit pour son frère qui par ailleurs le « guide » vers la tour du Temen-Ni-Gru).
On note parmi les ennemis du premier volet : Phantom qui représente une araignée de lave (rappelant le contexte de l’enfer), Nightmare (qui signifie ténèbre, toujours pour rester dans le contexte du soft), Griffon (en référence au célèbre animal mythique à tête d’aigle et à corps de lion), Nelo Angelo (littéralement : ange noir, ressemble à un chevalier maléfique loyal, un peu à l’image que Sparda, faisant ainsi le portrait du mystérieux chevalier, digne et respectueux).
Dans le second DMC, on nous propose : Bolverk (qui trouve ses sources dans la mythologie nordique : Odin se serait incarné en Bolverk pour convaincre Baugi). Et enfin, dans DMC 3, on note énormément de sources d’inspirations surtout concernant les démons : des ennemis en pièces d’échecs (allant du pion jusqu’au roi, avec un niveau qui symbolise un échiquier, qui rappelle un peu Harry Potter d’ailleurs), les enfers (faucheurs de sept types différents portants chacun le nom d’un des 7 péchés capitaux : orgueil, envie, colère, paresse, avarice, gourmandise, luxure), Cerberus (ce chien à trois têtes garde la porte du Temen-ni-gru, semblable au cerbère qui garde l’entrée de l’enfer dans la mythologie), Jeaster (ce clown fait ressentir la folie et la démence, il ressemble beaucoup à Jocker dans Batman), Agni et Rudra (ces colosses sont l’image des esprit des éléments de feu et de vent qui sont complémentaires).
On peut aussi citer Nevan (une femme vampire entourée de chauves souris, comme tout bon vampire qui se respecte), le Géryon (un squelette qui conduit un carrosse tiré par un cheval fantôme, symbolisant la mort qui vient chercher le défunt ; le Géryon est dans la mythologie grecque un géant à trois corps et trois têtes dont Héraclès devait se procurer les bœufs en tant que dixième travaux), le Leviathan (monstre marin cité dans la bible évoquant un cataclysme majeur, certains pensent que c’est un des principaux démons de l’enfer, d’où le fait qu’il vole autour de la tour), les gargouilles de sang (les gargouilles sont à la base des statues de pierre gardiennes du biens ayant pour but de faire fuir les mauvais esprits mais leur aspects apeurant leur ont donnés une connotation maléfique).
On peut aussi repérer les faucheurs Abyss (qui ont l’aspect d’un faucheur de l’enfer) ou encore le Garde infernal (qui ressemble au faucheur de la mort apparaissant de nulle part comme un fantôme pour prendre la vie des humains avec sa faux). Vis-à-vis des lieux, ce sont généralement des portes sur l’enfer (l’île Mallet, le temen-ni gru,…). Mais, il y a aussi des aspects de paradis (la pièce où mundus réside dans une statue) ou le nirvana (paradis bouddhiste). De nombreux éléments de décors contribuent au mystère (comme lorsque l’on a le message : « une autre state d’ange se dresse ici. Sa signification reste mystérieuse… »). Ou à l’horreur (comme des visages en pierre qui pleurent des larmes de sang, signe d’une souffrance éternelle du cœur et de l’âme).
Les armes elles aussi ont été choisies minutieusement. Il faut tout de même noter que seuls les pistolets Ebony et Ivory reviennent systématiquement comme arme de départ. Pour les épées, on retrouve la Force Edge au début du premier DMC dans les mains de Dante et à la fin du DMC 3 dans celles de Virgil ; quant à l’épée Rebellion, elle apparaît dans DMC 2 et DMC 3. Le fusil aussi est récurrent dans les trois épisodes en tant que seconde arme à feu (il est même possible d’obtenir un fusil à canon scié). La liste ci-dessous dénombre les armes dans les différents volets mais aussi leur origine :
DEVIL MAY CRY |
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Armes de Dante : - Ebony et Ivory, épée Force Edge, Fusil, Needle gun, Nightmare-B, épée Sparda, Luce et Ombre, Katana. - Alastor : Chez les démons, Alastor représente le bourreau qui applique les sentences. Néanmoins, il se rebella parce qu’il n’acceptait plus les ordres et sa punition fut d’être incarné en tant que mortel. - Ifrit (gantelets) : Selon les croyances Arabes, Ifrit serait une classe de Jinns (esprit descendants de leur père et maître Iblis). Les Jinns seraient nés dans un feu noir sans fumée ; leur corps est généralement composé de flamme et de vapeur. Certains sont bons alors que d’autre sont mauvais (ils seraient à l’origine de malheurs allant des écroulements de bâtiments en passant par le viol). Les croyances Islamiques les comparent aux humains qui sont également bons ou mauvais. Le nom divin Allah est censé repousser les mauvais Jinns. |
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DEVIL MAY CRY 2 |
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Armes de Dante : - Ebony et Ivory, épée Force Edge, Fusil, Needle gun, Nightmare-B, épée Sparda, Luce et Ombre, Katana. Armes de Lucia (en référence aux ninjas) : - Couteaux, Darts, Arbalète, Mini-bombes, Cutlasser, Klyamore, Zombac. |
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DEVIL MAY CRY 3 |
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Armes de Dante : -Ebony et Ivory, Fusil, Spiral, Cerebrus, Kalina Ann, Nevan. - Artémis : déesse grecque de la chasse et de la lune. Elle est la fille de Zeus et Léto, sœur jumelle d’Apollon (dieu du soleil), Celle-ci est nommée Diane dans la mythologie romaine. - Agni et Rudra (le feu et le vent sont deux éléments complémentaires). - Béowulf (gantelets) : c’est un héros éponyme de la littérature anglo-saxonne. Ce guerrier de Guète (peuple du sud de la Suède) aurait affronté et vaincu un monstre, Grendel, ainsi que la mère de celui-ci avant de se mettre au service d’Hygelac. Après lui avoir succédé, il mourra face à un dragon. Pour information, Tolkien s’inspira de cette légende pour créer Golum à partir de Grendel. Armes de Virgil : - Epée Rebellion. - Cerberus : en référence au Cerbère. Dans la mythologie grecque, c’est le fils de Typhon et d’Echidna. Un chien à trois têtes, colossal et monstrueux. Gardien des enfers, il veillait au bord du styx et son rôle était d’empêcher quiconque de sortir. Son maître fut Hadès et seul Psyché, Orphée et Héracles ont pu dompter ce Cerbère. Il est même cité dans le poème épic : la divine comédie. |
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